Mon chien adulte me mordille et me fait mal

Votre chien est adulte et jouer avec lui est souvent… douloureux !

Quand il attrape une main, un poignet, un pied, il ne contrôle pas sa force. Il peut vous mordiller les pieds ou les mains, et ça peut faire très mal. Éventuellement, vous avez un autre problème : votre chien essaie parfois d’attraper votre main qui bouge quand vous le caressez.

La douleur est bien réelle, mais les chiens dont nous parlons dans cet article ne mordent pas par agression. Quand il vous mordille ou vous « attrape », vous constatez que votre chien est détendu, joyeux, dans le jeu… Mais il est possible de ne pas en être sûr et certain. Dans ce cas, faites appel à un éducateur canin sans tarder.

Egalement, nous parlons de chiens adultes ou en fin de croissance. Si vous rencontrez ce problème avec votre chiot, de moins de 3 ou 4 mois, lisez plutôt ceci.

Pourquoi c’est un problème plus grave qu’il en a l’air

En général, c’est un problème ; ça dérange les gens. Toutefois, quand un chien fait mal en mordant uniquement dans le cadre du jeu, ça ne paraît pas très « grave ». Il n’a pas de comportements d’agression. Il fait mal quand il joue. Sinon, c’est un « gentil » chien…

Le problème est que si une agression devait se produire, par exemple pour se défendre de ce qu’il considérerait comme une agression, il va probablement mordre fort. Trop fort. Il ne contrôle pas cette force qu’il a dans sa mâchoire alors qu’il s’amuse. Sous tension, dans un grand stress soudain, il ne la contrôlera pas mieux.

Même sous gros stress, un chien peut contrôler sa mâchoire. Sauf s’il ne sait pas faire. Votre chien n’attaquera sûrement jamais personne. Mais vous ne savez pas, je ne sais pas, personne ne sait si son chien super gentil ne pourra pas mordre un jour par agression, et quand la probabilité d’une attaque est très faible, cela ne veut pas dire qu’un chien ne se défendra jamais.

Il peut avoir à mordre pour se défendre, simplement. Et d’une menace qui n’en est pas une, de notre point de vue. Par ex. le facteur vous tend votre courrier, votre chien se sent menacé pour x raisons ce jour-là, il mord le facteur. Comme il ne sait pas mordre sans faire mal, au lieu de ce qui aurait pu être un vague hématome, la peau est perforée.

Donc au quotidien, c’est souvent plus « pénible » qu’effrayant. Mais c’est tout de même un problème assez sérieux. Autre préoccupation dont il faut parler, avec un « gentil » chien mais incapable de contrôler la force d’une morsure, c’est que beaucoup de gens (eux-mêmes « gentils ») répliquent physiquement.

Fatigués, lassés, ils donnent un petit coup de doigt sur la truffe, une claque… Ils peuvent éventuellement attraper et serrer le museau du chien. Au lieu de corriger le comportement, ils corrigent le chien. Il est normal que ceci ne fonctionne pas (ça ne fonctionne pas si le comportement recommence) car cela n’a aucune utilité éducative. Ce n’est pas seulement inutile. Ces gens qui ne savent pas quoi faire d’autre prennent le risque de voir leur chien répliquer. Ils le prennent d’autant plus qu’ils ont un chien « gentil »…

Quand votre chien adulte ne contrôle pas la force de sa mâchoire, ne le poussez pas à répliquer… Ce n’est pas ce que vous voulez, bien entendu. C’est juste qu’avec les corrections physiques, même « petites » – ajoutons que crier fort et menacer avec des gestes peut avoir le même effet qu’une correction physique – c’est concrètement ce que vous faites.

Pourquoi votre chien ne comprend pas qu’il mord trop fort

Voici ce qui se passe, souvent, quand on a un chien adulte ou bientôt adulte qui mord trop fort (dans le jeu ou la détente).

  • Dans certaines circonstances, vous savez qu’il va vous faire mal.
  • Naturellement, vous évitez qu’il vous attrape, en criant juste avant (en le voyant « venir »), en retirant très vite votre main… cela dépend de la situation ; maintenant vous évitez peut-être même les situations où ça risque de se produire.
  • Vous criez « non » ou « arrête » ou autre chose, alors qu’il essaie de vous attraper et/ou (selon les contextes) à l’instant même où vous sentez le contact avec les crocs sans douleur (avant d’avoir mal).
  • Finalement votre chien a très peu d’occasions de vous « attraper ».
  • Et/ou votre chien vous entend crier quand vous avez mal mais aussi quand vous n’avez pas mal.

C’est ce qui empêche votre chien d’apprendre qu’il peut faire mal. Il n’a pas l’opportunité de faire la différence entre mordre fort et mordre pas fort (saisir sans faire mal).

Apprendre à faire la différence entre saisir et faire mal

Un chiot comprend quand il fait mal ou pas. Une fois qu’il a compris ça, il peut apprendre à ne plus saisir. Alors, il peut saisir un doigt, une main ou un poignet, dans le jeu, par « inadvertance », et il ne fait jamais mal.

S’il vous fait mal, éviter totalement le contact vous empêche de lui apprendre quand ça fait mal ou pas.

  • Ne criez pas quand vous n’avez pas mal. Jamais. C’est agaçant, mais si vous criez par agacement, votre chien ne peut pas faire la différence entre mordre trop fort ou pas. Dans une première phase où il s’agit d’apprendre à ne pas faire mal (et non à ne pas attraper), vous pouvez récompenser votre chien de ne pas vous avoir fait mal. Il veut jouer ? Jouer est sa récompense. Prévoyez d’avoir toujours un jouet sur vous dans les « moments critiques » parce que la récompense doit être immédiate. Un simple rire peut fonctionner aussi. Je ris si je n’ai pas mal. Je crie si j’ai mal. Un « oui » peut fonctionner. A condition de pouvoir répéter fréquemment et régulièrement. Il faut être méticuleux. Douleur ou pas douleur ?
  • Quand vous avez mal, criez mais rien d’autre que votre douleur, pas de « hé oh, tu vas arrêter oui, j’en ai marre moi ! », « non mais oh, qu’est-ce qui te prend ? »… Arrêtez tout ça 🙂 et oubliez la grosse voix menaçante. Criez d’une voix la plus aiguë possible, un cri, un seul, le cri de douleur bien perçant (ou juste après votre premier cri pas perçant) et ensuite, deux possibilités…
  1. Votre chien arrête : montrez-lui qu’il vient tout juste de faire ce qu’il fallait. Ne continuez surtout pas de râler ou sermonner. Arrêtez les « ah, quand même ! », « c’est pas trop tôt » et toute chose que l’on dit quand on est soulagé que ça s’arrête mais encore en colère. Taisez-vous !! 🙂 Dans la seconde qui suit, quand il vient tout juste d’arrêter de vous mordiller, votre chien a eu le comportement que vous attendiez. Un simple « oui » va lui montrer que c’est ce qu’il faut faire (ou autre mot ; si vous dites toujours « c’est bien » quand vous êtes satisfait, dites ce que vous dites quand vous manifestez votre satisfaction). Si vous n’osez plus bouger, si vous craignez qu’en le caressant il recommence, contentez-vous d’utiliser votre voix. Il arrête, il ne semble pas vouloir recommencer : montrez de suite que c’est une bonne chose.
  2. Il recommence : d’abord, afin d’éviter qu’il recommence et pour rester sur une réussite, jouez immédiatement avec un jouet ou partez (dans une autre pièce). Pas toute la journée… Une minute peut largement suffire et même une demi-minute. Vous pouvez recommencer à jouer (avec un jouet) en revenant, si votre chien cherche encore à jouer et si c’est le moment pour vous. Ce n’est pas le moment : voir point suivant.

Ceci demande des répétitions. Votre chien n’apprendra pas en une fois. Il n’apprendra pas si ça se produit de temps en temps. Il faut le répéter le plus régulièrement possible. Nous allons voir aussi qu’il y a des moments où il vaut mieux ne pas essayer d’apprendre quoi que ce soit.

Crier d’une voix aiguë, comme un chiot qui « couine » de douleur, est moins efficace avec un chien adolescent ou adulte qu’avec un chiot. Pourtant, pour faire comprendre à votre chien qu’il vous fait mal, ça reste plus efficace que de crier des mots qu’il ne comprend pas avec votre grosse voix pas contente. En outre, la rigueur, la constance et la cohérence que ça demande, vous placent en mode apprentissage. Vous n’êtes plus dans la réplique ou l’expression de votre agacement.

Anticipez les moments où votre chien vous mordille

Essayez de repérer les « moments critiques », les situations, circonstances, moments, lieux… où votre chien risque fort de venir vous attraper les pieds ou les mains et mordiller. Le matin ? Quand vous téléphonez ? Après sa sieste de l’après-midi ? Le soir ? Quand vous rentrez de promenade ?

Nous avons vu que votre chien qui mord trop fort doit avoir des occasions d’apprendre quand ça fait mal ou pas. Seulement les moments où il est tout excité, tout fou, saute, tourne, court… ce ne sont pas les bons moments pour apprendre.

Vous pouvez prévoir d’avoir sur vous un jouet à saisir. Votre chien a besoin de saisir quelque chose et n’ayant rien à se mettre sous les crocs, c’est vous qu’il attrape. Avec un jouet à attraper, vous faites diversion. C’est particulièrement utile avec les chiens qui mordent les mains, poignets, chaussures, etc. quand ils sont agités, parce que vous venez de rentrer du travail, vous venez de vous lever, etc. Il faut déjà avoir le jouet sur soi avant les fameux moments – oui, vous allez dormir avec ou le garder dans votre sac à main 🙂

Parfois, ce n’est pas le moment pour vous. Votre chien veut jouer mais vous devez, par exemple, téléphoner. Vous pouvez prévoir un jouet ou os à mâcher : votre chien occupe sa gueule quelques minutes, ou plus longtemps selon ce que vous lui donnez. Sinon, laissez-le dans une autre pièce.

Il vous est peut-être possible, parfois, de jouer avec votre chien juste avant un moment critique. Lorsque c’est faisable, lancez-vous dans un jeu que votre chien aime beaucoup, juste avant ce moment où vous suspectez qu’il va venir vous mordiller. Vous savez que vous n’allez pas faire de l’éducation à ce moment-là. Ou vous serez fatigué. Ou juste pas disponible. Par exemple : jouer avant de regarder la télévision.

Uniquement dans les circonstances où vous allez avoir et le temps, et la patience, et la disponibilité complètevous êtes efficace pour lui apprendre la différence entre mordre trop fort et mordre sans faire mal. Vous n’êtes pas « nul » ou « pas doué » : c’est normal de ne pas y arriver si vous essayez aux mauvais moments, pour votre chien (comme quand il est surexcité) comme pour vous (comme quand vous êtes occupé à autre chose).

Faites jouer votre chien (avec sa gueule)

Quand il s’agit de chiens encore jeunes, dont la croissance n’est pas tout à fait terminée, ils sont à un stade de leur vie où leur énergie est à son niveau maximum. Si votre chien de grande taille n’est plus un chiot, mais qu’il n’est pas tout à fait adulte, il peut encore être très, très joueur avec toutefois l’apparence d’un « grand ». On peut avoir tendance à jouer moins souvent que quand on avait un « bébé » à la maison. En plus, d’autres comportements nous montrent qu’il a « grandi ». Il est propre maintenant, il marche bien en laisse, etc. Pourtant, pour le jeu, ça n’a pas changé tant que ça.

Une autre forme de « piège », c’est quand on ne joue plus autant pour la simple raison que le petit chiot tout doux est devenu brutal ; ça décourage de jouer avec lui. On ne sait plus comment jouer pour éviter d’être bousculé, mordillé, mordu ; ça ne se passe pas toujours bien. Sans vraiment s’en rendre vraiment compte, on joue de moins en moins… mais le chien a toujours de gros besoins en la matière.

Un chien qui mordille, vous attrape trop fort en jouant, a besoin d’utiliser sa gueule sur autre chose que vous. Votre chien a peut-être beaucoup de belles balades, des courses à toute vitesse, la belle vie quoi… Mais est-ce qu’il utilise suffisamment sa gueule ? Si vous doutez, achetez quelques jouets en corde (ils ne coûtent pas cher) adaptés à sa taille (ce qui peut éviter qu’il vous arrache encore un doigt avec un jouet trop petit !), et jouez plus souvent à les lui faire saisir et tirer dessus. Sinon, essayez de lancer les jouets.

Créez de nouvelles habitudes par rapport au jeu

Un problème possible chez les gens dont le chien bientôt adulte mord encore trop fort, vient mordiller pour jouer, attrape les pieds ou mains dès qu’il est excité…  c’est l’absence de cadre. On peut jouer à n’importe quel moment ou presque, on peut jouer n’importe où dans la maison, il n’y a pas vraiment de cadre défini, aucune règle particulière ; on n’y a pas pensé.

De nouvelles habitudes peuvent aider. Prenons l’exemple suivant : tu manges, on joue, je lis, on sort, on joue, je vais me coucher. Si c’est ce qui vous arrange le mieux, ne cédez pas à la tentation de casser l’habitude. Pour reprendre l’exemple : jouer avec son chien au lieu de lire, même s’il demande poliment (voir point suivant) : il a besoin de jouer, vous en avez assez de lire, il est trop mignon… Allez… on joue !

Nooon !

Non, c’est dur mais c’est mieux comme ça. Parce que ce soir-là, ça tombe bien, ça vous convient. Mais demain soir, ça ne vous conviendra plus. Votre chien va venir initier le jeu, et vous voudrez lire, et il va s’agiter, et il va vous mordiller… Tenez bon au moins 3 semaines. Tu manges, on joue, je lis, on sort, on joue, je vais me coucher.

Et tout ce que vous pouvez « ritualiser », en dehors de l’ordre dans lequel les habitudes se déroulent, peut aussi vous aider. On ne joue pas dans telle pièce. On ne joue pas directement en rentrant, je pose d’abord mes chaussures. La balle, c’est sur la terrasse et jamais dans la maison.

A vous de vous fixer des règles, car votre chien n’apprend pas « des règles ». Vous créez vos habitudes, vous vous donnez le temps de bien les mettre en place. Les chiens même adultes adoptent vite des habitudes. Les nouvelles habitudes demandent plus de temps aux humains, mais après quelque temps à faire l’effort de s’en rappeler, ça commence à devenir naturel.

Pour vous, lire, c’est prendre le livre sur la table et vous assoir dans votre fauteuil. Or, avant même que vous ne preniez le livre, votre chien a déjà compris que vous alliez lire. Il est plus observateur que vous et se base sur des choses dont vous n’avez pas forcément conscience. En mettant des habitudes en place, vous allez lui envoyer plus de signaux que vous ne le pensez.

Apprendre à demander le jeu

Récompensez votre chien dès lors qu’un comportement destiné à initier un jeu vous convient. Récompense par le jeu, puisque c’est ce qu’il veut. À ces moments où votre chien veut jouer, il vous envoie des « signaux ». Exemples courants : il se jette sur un jouet et le balance en l’air, il vous regarde en remuant la queue comme s’il vous attendait, il s’agite avec la langue dehors et vous suit partout, il se roule sous une couverture… Considérez ces signaux comme des demandes polies pour jouer. A vous de voir ce qui vous convient.

Vous mordre n’est pas poli. D’autres comportement ne sont peut-être pas polis. Mais quand c’est poliment demandé, jouez immédiatement, avec un jouet. Vous répondez à une demande « polie » (vous renforcez le comportement) donc vous ne partez pas pour une heure de jeu. Quelques minutes, une minute et même quelques secondes peuvent suffire – probablement pas pour combler le besoin, mais pour renforcer certains comportements.

Vous lui apprenez à ne plus mordiller, mais apprenez-lui aussi comment demander poliment de jouer. Le jour où il a la possibilité de vous mordiller + envie de jouer + un jouet qui traîne, s’il a été (par exemple) récompensé (par le jeu) à chaque fois qu’il attrapait son jouet qui traîne, vous augmentez la probabilité qu’il attrape le jouet et non votre pied.

Apprendre à demander d’autres choses poliment

Pas toujours, mais plus souvent que jamais, un chien qui vous mordille les pieds ou vous attrape les mains et fait mal, alors qu’il n’a plus l’âge, et alors que vous êtes occupé(e), n’a pas bien appris que parfois, il n’obtient pas de suite ce dont il a besoin.

Ses comportements naturels, instinctifs, qui ne vous conviennent pas, vous les faites cesser en y répondant de suite. Alors, ça encourage votre chien à le refaire.

Il faudrait plutôt lui apprendre d’autres comportements. Par exemple, ça peut être un chien qui pleure pour sortir alors vite, on va lui ouvrir. Un chien qui nous saute dessus quand on tient la gamelle pleine de croquettes, alors vite, on la pose. Un chien qui tire pour aller courir, alors vite, on le détache.

Quel rapport avec le mordillement ?

En apprenant un petit quelque chose, au lieu de vite répondre au besoin qui s’exprime, non seulement c’est plus pratique pour vous, mais c’est aussi une façon d’apprendre à son chien à se contrôler plus généralement parlant.

Par exemple, j’apprends à mon chien « assis » avant de le détacher dans un champ, au lieu de le détacher dès qu’il tire. Pendant qu’il est assis, même si ça dure trois secondes, mon chien doit exercer un certain « contrôle sur lui-même ». Il a besoin de foncer dans le champ mais il doit s’assoir. Même après des semaines, alors qu’il reste assis sans aucun problème jusqu’à ce que je le détache, c’est toujours trois secondes pendant lesquelles il reste assis au lieu de foncer dans le champ, trois petites secondes de contrôle tous les matins.

Quand votre chien a appris à se contrôler avant d’obtenir ce qu’il veut, ne serait-ce que dans une situation comme l’exemple ci-dessus, c’est déjà un peu plus facile pour lui et pour vous, de le faire dans une autre situation.

Donc on ne le fait surtout pas pour faire son chef, pour avoir le pouvoir, le dernier mot ou je ne sais quoi 🙂 si ce n’est pas concrètement utile, il n’y a aucun intérêt à demander à son chien d’attendre, de s’assoir… avant de lui « donner » ce qu’il veut. Si ça rend service au quotidien, même si ça n’a pas de lien direct avec le mordillement, ça ne peut que contribuer à résoudre le problème.

Les chiens qui mordillent dès qu’il s’excitent un peu trop, dès qu’ils veulent jouer ou n’ont rien d’autre à faire alors que vous êtes là, vous, avec vos pieds et vos mains si irrésistibles… peuvent avoir un peu de mal à supporter de ne pas obtenir tout de suite ce qu’il leur faut.

Donc si ça s’avère nécessaire, on apprend un peu plus de si tu fais ça, tu obtiens ça.

Si votre chien vous attrape la main quand vous la bougez près de lui

Certains chiens adultes ou adolescents continuent de vous attraper la main quand vous voulez les caresser.

Quand ce comportement ne relève pas de l’agression, prévoyez une friandise cachée dans une poche :

  • présentez la paume de votre main et laissez votre chien la renifler
  • s’il la renifle, dites « oui » et caressez-le du bout des doigts et sous le menton, quelques secondes. Ce geste est moins susceptible de déclencher de l’agitation que la main qui arrive par le haut.
  • Si votre chien se laisse caresser quelques secondes sans vous attraper la main arrivée par le bas et reniflée d’abord, donnez-lui la friandise (et partez, ne le caressez pas ensuite).

Essayez de le faire d’abord à des moments où il ne vous mordille jamais ou rarement.

Ceci demande des répétitions régulières et fréquentes.

Quand il vous semble que votre chien n’essaie plus du tout de vous attraper, continuez de répéter la même chose mais, peu à peu, faites un geste plus proche de ce que vous feriez naturellement. Par exemple : vous avez répété, il ne vous attrape plus la main qui le grattouille sous le cou quelques secondes ; refaites tout (paume, renifle, caresse sous le cou) et ensuite, déplacez votre main derrière une oreille, quelques secondes, récompense. La prochaine fois, vous pourrez (peut-être) approcher la main directement derrière une oreille (sinon, vous êtes allé un peu vite, plus de répétitions sont nécessaires). La fois suivante, ou après plusieurs répétitions, vous pourrez approcher la main derrière une oreille mais par le haut…

N’allez pas trop vite.

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2018-06-25T15:00:14+00:00