Pas facile de choisir un éducateur canin pour son chien mais avec cette interview, d’un éducateur canin moderne, vous ne pourrez pas vous tromper.

Si vous cherchez un éducateur canin, lisez cette interview jusqu’au bout ! Vous découvrirez :

  • Des conseils pour votre chiot ou chien
  • Une vision 100% moderne du chien et de son éducation
  • Des astuces pour bien choisir son éducateur canin
  • Une carte de France de bons éducateurs canins

J’ai posé quelques questions à Irène Sautelet de CANI CLASS, éducateur canin et comportementaliste près de Paris.

Cette interview peut vous aider à trouver un bon éducateur canin parce que CANI CLASS, c’est l’illustration parfaite de la vision moderne du chien, avec une approche respectueuse de l’animal.

Si vous recherchez un éducateur canin en Île de France, n’hésitez pas à visiter le site Internet d’Irène Sautelet ou à cliquer sur le lien Facebook de CANI CLASS !

Bonjour Irène, vous êtes éducateur canin. Pour quelles raisons les gens font-ils appel à vous le plus souvent ?

Les gens font en général appel à moi lors de l’acquisition d’un chiot ou d’un chien adulte afin d’obtenir de l’aide pour partir sur de bonnes bases.

Certains sont également motivés par de mauvaises expériences avec des chiens précédents qu’ils ne veulent pas renouveler.

Il arrive aussi que des propriétaires soient dépassés par le comportement de leur jeune chien parce qu’ils n’y étaient pas préparés.

Vous voulez parler des chiens qui changent de comportement à l’adolescence ?

Oui, mais également du comportement normal du chiot qui est très spontané par nature et qui ne connait pas encore les règles des humains.

Il faut tout lui apprendre : faire ses besoins dehors, ne pas sauter, ne pas manger la nourriture sur la table basse, rester seul sans stress, etc… et cela demande un gros investissement.

Y a t-il quelque chose que vous aimez particulièrement travailler avec les chiens ?

J’aime aider les gens à bien accueillir, socialiser et éduquer leur chiot afin d’éviter des erreurs qui pourraient être préjudiciables et difficiles à rectifier une fois le chien devenu adulte.

On ne s’en rend pas toujours compte mais adopter un chiot demande énormément d’investissement. Par ailleurs, les maîtres ne savent pas toujours comment gérer les mordillements, les destructions ou les souillures de leur chiot. Entendant différents discours autour d’eux, ils se sentent souvent perdus et apprécient qu’un professionnel vienne chez eux pour les aider à mieux comprendre leur compagnon afin de cohabiter avec lui de façon harmonieuse.

Aider un binôme humain/chien à bien démarrer m’apporte une grande satisfaction car cela peut permettre d’éviter des souffrances et des incompréhensions tant du côté de l’humain que du chien.

J’aime beaucoup cette expression de « binôme ».

 Oui, elle signifie qu’un humain et son chien forment une équipe.

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Irène Sautelet, CANI CLASS, éducateur canin.

Si vous aviez un seul et unique conseil à donner aux personnes qui viennent d’acquérir un chiot, pour éviter d’avoir des problèmes, que leur diriez-vous ?

Le mieux est encore de se poser les questions avant d’acquérir le chiot afin de :

  • s’assurer que son mode de vie correspond aux besoins d’un chiot,
  • choisir la race et le chiot en fonction de ses attentes et de son mode de vie
  • pouvoir prendre les mesures nécessaires pour accueillir le chiot au mieux

 C’est pourquoi il me tient à cœur de proposer des entretiens personnalisés « avant l’arrivée du chiot ».

Une fois le chiot à la maison, l’urgence est de le sortir immédiatement dans des endroits variés, urbains comme ruraux, en veillant à ce que ce soit des expériences positives pour lui, et ce, avant l’âge de 3 mois, même s’il n’a pas reçu tous ses vaccins.

La socialisation est en effet une étape primordiale et déterminante dans l’équilibre futur du chiot. Ne pas exposer son chiot aux différentes personnes, objets et environnements qu’il sera susceptible de rencontrer adulte, c’est prendre le risque qu’il devienne craintif, voire agressif, notamment envers des humains inconnus ou d’autres chiens. Il est alors souvent difficile de lui redonner confiance et parfois un replacement du chien dans un environnement pauvre est la seule issue.

Le simple fait de ne pas sortir son chiot avant ses vaccins peut donc avoir des conséquences sérieuses sur sa vie future et sur celles de ses propriétaires, car gérer un chien craintif est très contraignant.

C’est pourquoi, un chien destiné à vivre dans une grande ville devrait être adopté avant ses 3 mois ou bien bénéficier d’une familiarisation à la ville chez son éleveur dès son plus jeune âge.

Je sais que cela dépend des chiens et de plein de choses, mais… y a t-il un problème de comportement vraiment plus long à résoudre ?

Les peurs ancrées depuis longtemps nécessitent en général beaucoup de temps pour être atténuées et beaucoup d’investissement de la part des maîtres.

Ces peurs peuvent venir de mauvaises expériences, souvent liées à des méthodes d’éducation coercitives. Beaucoup, sont liées, encore une fois, à un simple manque de socialisation.

D’après votre expérience, pensez-vous que certaines races de chiens soient plus faciles à éduquer que d’autres ?

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Irène Sautelet utilise des méthodes 100% douces.

Je dirais que tout dépend des attentes des maîtres. Il faut surtout qu’il y ait une adéquation et une compatibilité entre l’humain et le chien.

Ainsi, un humain indépendant et peu sportif pourra être heureux de cohabiter et d’avoir à éduquer un chien calme et peu exigeant en terme de sorties et d’attentions mais se verra peut-être dépassé par la gestion d’un chien très réactif et dynamique.

Au contraire, un chien actif et proche de l’humain pourra parfaitement convenir à quelqu’un qui a beaucoup d’énergie et de temps à lui consacrer, alors qu’un chien indépendant lui serait plus difficile à éduquer.

En conclusion, un même chien pourra être facile à éduquer pour certains et difficile pour d’autres.

J’ai envie de faire appel à un éducateur canin mais j’ai peur de me tromper et que la personne utilise des méthodes un peu brusques comme punir les chiens ou leur faire peur. Comment être sûre de faire le bon choix ?

Il existe une carte des éducateurs canins utilisant des méthodes positives et une association (le MFEC) qui regroupe des éducateurs qui se sont engagés à ne pas utiliser de méthodes coercitives. Toutefois, il est important de bien s’en assurer en se renseignant, notamment, sur les outils utilisés par le professionnel.

Ni l’éducation ni la rééducation ne doivent se faire à l’aide d’outils provoquant de la douleur. Les colliers étrangleurs, à pic ou colliers électriques sont interdits dans de nombreux pays et absolument pas utiles pour éduquer un chien, quels que soient sa race, sa taille et le problème rencontré. Les utiliser est un aveu d’incompétence.

Aujourd’hui, on sait que la théorie de la dominance n’est pas applicable au chien. Un éducateur canin correctement formé n’y fera pas référence et n’obligera pas l’humain à manger avant son chien, à passer les portes en premier ou à interdire au chien les lits et canapés sous prétexte qu’il faut montrer qui est le maître !

Un bon professionnel n’utilise pas de punitions physiques (prise par le cou, mise sur le dos, tapes…) et s’attache à guider le chien et à récompenser les bons comportements plutôt qu’à punir les mauvais. Il lui importe qu’un lien de confiance se tisse entre le chien et l’humain.

Choisir un éducateur canin pour son chien est un article/interview faisant partie d’un Dossier Spécial de OuafMag sur les méthodes d’éducation canine pour bien choisir un éducateur canin.

Merci à Irène Sautelet pour toutes ces infos.

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